À l’image du Doubs , on observe ici un phénomène similaire : l’eau disparaît par endroits, via des failles, pour réapparaître plus bas. Mais si l’on peut se pencher sur la chose, voilà qui tient à une donnée principale : la sécheresse. Toujours plus prégnante.

« En près de trente ans de pêche, je n’avais jamais ça avant l’année dernière », poursuit Patrick Quenot, le trésorier de la société de pêche qui compte une trentaine d’adhérents. « On a certes connu un précédent 2003, on voyait les arbres sur les berges qui tombaient tellement c’était sec », expose Robert Baldacci, « mais les années suivantes, les choses étaient revenues dans l’ordre ».

Sauf que d’épisodique, la sécheresse est devenue chronique. Et se fait plus précoce et plus forte encore. « On n’interdisait pas la pêche avant ou alors de façon très occasionnelle. Là, c’est la 3e  année consécutive qu’on est contraint de la fermer ».

En 2018, la mesure était intervenue mi-août. Cette fois, c’est mi-juillet. « Peut-être que nous la rouvrirons plus jusqu’à la fin de la saison qui intervient le 3e  dimanche de septembre ».

Mortalité piscicole

Dans ces cours d’eau où l’on ne ferre que des truites, la mortalité piscicole a, par ailleurs, grimpé ces derniers temps. « On en a retrouvé quelques-unes le dos en l’air et j’aurais tendance à penser que c’est dû à une pollution, qui peut être naturelle, en lien avec le niveau très bas d’eau ». À l’étang (privé) de Glay, les journées de pêche à la truite ont été annulées. « Il fait trop chaud, au-dessus de 19 °C, elles ne se nourrissent plus ». Subsiste, pour les passionnés, la possibilité de taquiner carpe ou esturgeon en no-kill. Mais sur la Doue toute proche, c’en est terminé de la pêche. Et il faudra, pour maintenir la faune, rempoissonner l’an prochain.

Sébastien MICHAUX

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  • Le 20/07/2019 à 17:39